jeudi 16 juillet 2009

Le jazz II (1910-1925) : Hi, New-Orleans !

Le Ragtime donnera ensuite naissance au Boogie-Woogie, un style très dynamique et qui pioche encore beaucoup dans le stride. Curieusement, quand on entend du boogie, on croit reconnaitre du Rock'n'Roll, et c'est normal, ces deux styles se ressemblent beaucoup. De là va décoller le véritable jazz, en formation trio : piano, batterie, contrebasse.

NDLR : beaucoup de gens associent le jazz - et plus particulièrement sa naissance, à la Nouvelle-Orléans. Pour moi ce n'est pas le cas, étant personnellement un joueur de Ragtime, je ne considère pas ça comme autre chose que du jazz...
Bref, dirigeons nous allègrement en Louisiane, et baladons-nous dans les rue de la Nouvelle-Orléans. En passant devant les bars et autres pubs, diverses musiques nous parviennent aux oreilles. Soudain, un soir de 1917, quelque chose de spécial attire notre attention (enclenchez la musique ci-dessous, c'est plus parlant). Nos pieds ont envie de bouger, nos doigts de claquer, notre corps est soumis à une force invisible : le swing. Plus tard considéré comme un style à part, le swing est le balancement naturellement contagieux du jazz, né dans ces rues de quartiers pauvres.


Les rues musicales de la Nouvelle Orléans

Pourquoi en 1917?
Parce que c'est l'année du premier enregistrement de l'Original Dixieland Jazz Band, le groupe de Jelly Roll Morton, autoproclamé "inventeur du jazz" (rien que ça...). Il incarne la naissance du Jazz Nouvelle-Orléans, caractérisé, surtout, par l'omniprésence des instruments à vent : trompette, saxophone (alto, soprano), clarinette, cor, trombone. Mais on trouve parfois une simple formation en quintet (piano, batterie, contrebasse, trompette, saxophone). Cela dit, les jazz bands peuvent aller jusqu'à 10 instruments ou plus, ce qui deviendra plus tard des big-bands. Le Jazz Nouvelle-Orléans a une origine basée sur les marches militaires revisitées par les noirs américains et les créoles.

L'Original Dixieland Jazz Band de Jelly Roll Morton

Ci-dessous, savourez le Bugle Call Rag, repris, bien plus tard, par Django Reinhardt, mais qui lui a conservé tout son style d'époque.



Personnellement, j'adore ce style, il me donne irrémédiablement envie de danser, et de me jeter sur mon piano pour jouer ! Un dynamisme comme ça me met toujours de bonne humeur ! Les morceaux de Jelly Roll Morton sont de grands classiques vraiment magnifiques, mais plus récemment, je vous conseille Jeff Healey, que je mettrai sur mon site le jour où il existera sur Deezer.

Autres grands artistes Nouvelle-Orléans : Jeff Healey (Adventure in Jazzland), Kid Ory, Sydney Bechet, Louis Armstrong, King Oliver ...

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