lundi 21 septembre 2009

Mika is back !

Deux ans après le premier, qui fut un immense succès en France, Mika sort son second album, que je n'ai pas attendu pour découvrir.


The Boy Who Knew Too Much

Il sera difficile pour lui de réitérer la réussite de « Life in Cartoon Motion » mais, très honnêtement, en écoutant les douze titres de « The Boy Who Knew Too Much », je ne peux m'empêcher de me dire que ça reste possible. Alors soit, il faut bien avouer qu'il a repris une grande partie de la recette miracle made in Mika : des passages à la voix aigüe, des chœurs pour donner de la profondeur aux paroles, des mélodies envoutantes au piano, et j'en passe. Mais ce qui faisait le point fort de son premier album ne fera-t-il pas le point faible de son deuxième ? On ne peut s'empêcher de sentir la grande ressemblance entre certains titres de chaque ouvrage comme, par exemple, Dr John qui fait écho à Billy Brown ou encore Rain qui nous rappelle le calme de Relax, Take it Easy, voire même des similitudes de rythme entre Lollipop et Touches You. Quelques jours seulement après sa sortie en magasin et sa parution sur les sites d'écoute gratuite tels que Deezer ou Wormee, les critiques comme quoi Mika ferait le plagia de sa propre œuvre fusent. Tant que ça ?

Pas pour moi. J'ai bien écouté chacun des titres, et je trouve que Mika a murit. Même si, dans son premier album, nous avions droit à un bon éventail de sous styles différents, de la chanson a capella (Happy Ending) aux inspirations rock (Love Today), en passant par les rythmes un peu RnB (Lollipop), le tout restait très brit-pop européenne avec les mêmes tonalités pour chaque morceau. Son deuxième album nous prouve qu'il a pris de la graine : Mika s'y inspire de genres différents, piochés un peu partout dans le monde, même si son avant-premier titre, We Are Golden, est là pour nous rappeler que nous avons toujours affaire au même artiste.

Le deuxième titre, Blame it on the Girls, commence par des clappements de main et de pieds, qui nous remémorent les rythmes endiablés du flamenco espagnol. Et comment débute Dr John ? Une voix feutrée accompagnées de quelques accords de guitare, qui nous projettent dans la pop de Jack Johnson et Ben Harper. Dans I See You, Mika fait appel à des instruments à cordes frottées (violons, violoncelles, contrebasses) et n'hésite pas à doubler sa voix pour nous replonger dans quelques titres d'Evanescence. Le plus surprenant, à mon goût, a été Blue Eyes : heureusement que les sonorités brit-pop sont là, car les rythmes des îles nous poursuivent tout au long de la chanson !

Dans tous les cas, quelle que soit la chanson que vous écoutez, vous sentez que Mika a voulu donner plus de crédibilité à son album. Il ne pouvait pas continuer à piocher dans le répertoire déjà tari par son premier opus. C'est pour ça que le britannique est allé se ressourcer... peut-être pas aux quatre coins du monde, comme le fait Manu Chao, mais au moins dans sa médiathèque !

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